Dans quelle mesure la fiscalité LMNP est-elle rentable ?
Dans le cadre d’un investissement locatif, le propriétaire bénéfici, dans la plupart des cas, du statut de loueur en meublé non-professionnel (LMNP) s’il loue son logement en meublé. Dès lors, il peut choisir entre deux régimes d’imposition selon ses revenus fonciers et ses objectifs. Un enjeu fiscal et financier. Explications.
Investir dans une location meublée : des obligations plus précises depuis 2015
L’investissement locatif fait, chaque année, de nombreux adeptes. Il permet à des particuliers de devenir propriétaires d’un logement puis de le louer et de bénéficier à court terme de revenus réguliers tirés des loyers. À plus long terme, cette solution est prisée des ménages qui souhaitent se créer un patrimoine immobilier ou rentabiliser un investissement dans le but de loger, plus tard, un enfant effectuant ses études supérieures. Mis à part le bail mobilité qui court sur une période de 1 à 10 mois non-renouvelable et des locations touristiques, le bailleur doit décider de proposer son logement à la location nue ou meublée. En cas de location meublée, il convient dès lors de se conformer à la réglementation en vigueur depuis 2015 qui complète et précise la liste des meubles et équipements obligatoires.Deux régimes d’imposition pour les loueurs en meublés non-professionnels
Beaucoup d’investisseurs locatifs choisissent la location meublée pour les avantages fiscaux qu’elle offre. Sous réserve d’avoir des revenus locatifs inférieurs à 23 000 euros par an ou si ces revenus sont inférieurs à la moitié des revenus globaux, le statut de loueur en meublé non-professionnel (LMNP) s’applique automatiquement.
Il faut ensuite choisir son régime d’imposition entre le micro-BIC et le régime réel. Le régime micro-BIC est créé pour des recettes fiscales inférieures à 70 000 euros. Dans ce cas, un abattement d’impôt s’applique qui permet de n’être imposé que sur 50 % de ses revenus fonciers. Attention, toutefois, le micro-BIC ne permet pas de mettre en place un déficit foncier, il doit donc être privilégié lorsque les charges sont limitées.
Le régime réel, quant à lui, doit faire l’objet d’une demande motivée auprès du fisc. Soit sur la base du volontariat, soit lorsque les recettes fiscales sont supérieures à 70 000 euros. Dans ce cas, l’ensemble des charges peut être déduit des loyers, parmi lesquels les frais de travaux et de rénovation, les intérêts d’emprunt et les frais de gestion et de syndic.
